Qui ne connaît pas le mythique Conan ? Non, ce n’est pas Conan le Barbare, ni Conan Doyle mais le célèbre Détective Conan dont les histoires sont d’ailleurs inspirées de ce dernier. C’est à l’initiative de Gosho Aoyama, amateur d’histoires de détectives et par conséquent du célèbre Conan Doyle que naquit Détective Conan. Depuis lors, 47 tomes ont déjà été publiés au Japon, et l’inspiration ne fait pas défaut puisque la série n’est toujours pas achevée. Une série que l’on pourrait qualifier de titanesque…

Diffusion en streaming sur Netflix

Le tonnerre gronde, les arbres s’agitent, une atmosphère on ne peut plus obscure pour un manoir mystérieux. Un jeune homme au regard noyé dans ses cheveux parle, il sait qui est l’assassin. Le vieil homme s’agite : mais qui donc a tué sa femme ? Le jeune homme nous découvre son regard lumineux et s’écrie : « C’est vous monsieur ! ». Stupeur au sein de l’assemblée. Le jeune Shinichi Kudo a encore frappé. Une affaire résolue de plus pour ce Sherlock Holmes des années 90 au flair indéniable. Un jour passe, on s’en serait douté, Shinichi fait les gros titres, les filles l’admirent, il est comblé. Mais qui est-il ? C’est avant tout un élève de première au lycée Tivedétec (jeu de mot grossier pour « détective » remarque-t-on au passage).

Sa notoriété au sein des milieux policiers n’est plus à faire pour avoir résolu de nombreuses énigmes ; Shinichi est considéré comme l’aide la plus précieuse que la police pouvait espérer avoir un jour. En plus d’être intelligent, c’est un sportif accompli puisqu’il aurait pu devenir joueur professionnel s’il avait daigné continuer le football. Mais ses ambitions sont tout autres avec un modèle : Sherlock Holmes, et une envie : incarner le Sherlock Holmes des années 90. Quelle excitation que celle d’être détective, de poursuivre un malfrat. Pendant que Shinichi s’extasie à la lecture des journaux, arrive Ran Mouri sa grande amie et future petite-amie, pour remettre les pendules à l’heure. Il faut dire que le père de Ran est également détective et il se trouve qu’il est moins talentueux que Shinichi. Alors bien-sûr, sa fille est quelque peu frustrée.

Ainsi le couple continue sa route et se sépare sur un : « Demain 10 heures au Tropical Land ». Sans oublier la petite phrase qui fait le charme de Ran : « Et tu te souviens aussi que c’est toi qui m’invites ? ». Une journée passe, nos deux amis se retrouvent à Tropical Land. Ils montent dans un grand-huit quand soudain une goutte d’eau dans le visage, une substance chaude, un cri, un jet de sang… Le jeune homme assis derrière Shinichi vient d’être décapité. Plus personne ne bouge, Shinichi en est sûr, c’est un assassinat. La police arrive, Shinichi persiste et démasque enfin l’assassin. Quelle perspicacité ! Puis le couple se met en route sur le chemin du retour. Ran est abattue, jamais encore elle n’avait vue de telles atrocités. Shinichi essaye de la consoler tant bien que mal et toujours aussi maladroitement ce qui n’améliore pas l’humeur de son amie.

  Le générique Hitori No Yoru de l'anime Great Teacher Onizuka

Soudain que voit-il ? Là dans un coin, deux hommes en noir à l’allure louche, les mêmes que dans le grand-huit. Curieux, Shinichi court voir ce qu’il se trame abandonnant sa chère Ran juste pour un instant, du moins c’est ce qu’il crut sur le moment. Il découvre alors l’un des hommes en noir entrain d’effectuer un échange : une pellicule compromettante en échange d’une mallette pleine d’argent. Ils seraient donc des maîtres chanteurs… La discussion s’échauffe, un coup part et Shinichi tombe inconscient ; repéré par un des hommes en noirs, celui-ci s’est empressé d’assommer le curieux. Il faut le supprimer, il est trop gênant mais trop de policiers donc pas d’armes à feu ; ainsi décident-ils de lui faire ingurgiter un poison expérimental dont ils ignorent les effets. Une mort rapide et silencieuse, l’idéal. Laissé pour mort, les bandits continuent leur chemin. C’est étrange cette sensation, comme s’il fondait, mais que se passe-t-il ? Serait-il entrain de mourir ? Une interrogation, puis plus rien…

Les personnages de la série Détective Conan

Des policiers arrivent, le petit garçon se porte-t-il bien ? Shinichi ne comprend pas. Il regarde ses vêtements et stupeur : il a l’apparence d’un enfant de 6 ou 7 ans tout au plus. Emmené au commissariat, ceux-ci veulent le placer dans un foyer. Ce n’est pas possible, Shinichi prend la fuite. Pendant ce temps là, Ran s’inquiète : c’est sûr, il lui est arrivé quelque chose. Shinichi arrive haletant chez lui. Misère, il est trop petit pour atteindre la poignée… Puis une explosion, un nuage… C’est son voisin, le professeur Agasa qui a une fois de plus raté une expérience. Après une petite conversation, Shinichi fini par lui prouver qu’il est bien lui malgré les apparences, une simple démonstration de ses talents de détective aura suffit. Ils rentrent pour en discuter, arrive alors Ran toujours à sa recherche. Shinichi enfile alors en vitesse une paire de lunettes, Ran le voit et le prend dans ses bras ; comme il est mignon le petit garçon ! Le professeur lui explique alors que c’est son neveu. Et comment s’appelle-t-il ? Shinichi lance un regard vers la bibliothèque… Hmm Conan ! Conan Edogawa ! Il n’aura pas été chercher très loin. Ainsi le titre recouvre-t-il pleinement son sens. Le professeur aurait un service à demander : Ran pourrait-elle s’occuper de Conan un moment ? Elle accepte. Idée ingénieuse, le père de Ran étant détective, Conan sera en première loge pour mener ses recherches à bien, traquer les hommes en noir et retrouver sa forme adulte. Ainsi débute l’aventure. Conan se lance dans une folle quête, il faut démasquer les bandits, il faut retrouver son apparence et aussi assister le détective Kogouri, le père de Ran. Conan est-il condamné à vivre sous cette forme ou bien mènera-t-il à bien son aventure ?

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Nombre d’épisodes

Une histoire hors du commun pour un manga hors du commun. Oubliez tout ce que vous auriez pu lire jusqu’à maintenant en matière de manga. Il est temps de vous replonger dans vos classiques du genre, j’ai nommé Agatha Christie, Conan Doyle… Ces écrivains, véritables piliers du genre qui ont su faire des romans policiers, de véritables chef d’œuvres. Des œuvres hors du temps que petits et grands lisent et relisent avec délectation. Une comparaison osée direz-vous, possible. Car si les romans policiers ont leurs « chefs de file », il en est de même pour les manga. Gosho Aoyama a donc l’honneur d’incarner ce que l’on pourrait qualifier de « pilier central du genre policier manga ». Pourquoi un tel engouement ? Détective Conan, ce sont pas moins de 47 volumes à ce jour et presque autant d’aventures pour notre héros. Ainsi découvrirez vous à chaque tome une nouvelle histoire policière. Mais des histoires d’une extrême qualité, c’est ingénieux à souhait, profond et on a plaisir à enquêter auprès du jeune Conan. Saurez-vous démasquer le coupable avant lui ? Cela ne sera pas chose aisée !

Aoyama a ainsi créee des histoires on ne peut plus complètes, c’est un régal. Mais comment un petit garçon pourrait-il se faire entendre dans la cour des grands ? Aoyama y a pensé, ainsi sera-t-il assisté de façon directe ou indirecte par de nombreux personnages. Le professeur Agasa lui fabriquera toutes sortes de gadgets, cela ira des chaussures fortifiantes lui donnant une force de frappe herculiéenne aux lunettes radar, du skateboard high-tech au nœud papillon transformateur de voix… Nombreux seront ceux qui viendront donc lui prêter main forte. Vous l’avez compris, un scénario sans failles. En plus des enquêtes policières passionnantes, ce qui fait la force de ce manga c’est bien entendu sa richesse. Les histoires auront comme mobile toutes sortes de maux qui invitent le lecteur à se poser des questions : et si le drame avait pu être évité ? Qu’aurait-il fallu faire ? Pourquoi ne pas parler ? Aoyama permet ainsi aux lecteurs de s’interroger sur ces vices qui caractérisent notre société mais aussi notre cher monde contemporain. Des aventures qui suscitent donc de l’émotion. On passe du rire aux larmes tout en douceur, c’est exquis.

  Le générique Hitori No Yoru de l'anime Great Teacher Onizuka

Le lecteur est en immersion totale, en voyage pour un nouveau monde. Bienvenue au Japon. Lire un tome de Détective Conan c’est effectuer un véritable pèlerinage à travers le Japon. Ainsi découvrirez vous des lieux tout aussi variés et riches que l’histoire, des ambiances, des traditions. Idyllique pour les amoureux de ce beau pays aux mille facettes. D’autre part, un point on ne peut plus efficace et important : le rire qui tient dans la lecture une place de choix. De par la figure décalée qu’incarne Conan, le lecteur découvrira le pauvre garçon en proie à des situations toutes plus drôles les unes que les autres. Qui a dit que rire du malheur des autres était interdit ? D’autre part celui-ci est entouré de personnalités au caractère bien trempé qui sauront chacune vous faire rire à leur façon.

Detective conan : la fin

Que ce soit l’inspecteur Kogouri et son éternelle incompétence ou bien les détectives boys, groupe mené par Conan et constitué de ses ami(e)s du cours préparatoire. Dernier point venant apporter la touche finale à ce tableau signé d’une main de maître : la profondeur des relations humaines. Comprenez par cela la profondeur des relations qui se nouent et se dénouent tout au long de l’aventure que ce soit entre les protagonistes ou bien entre les différents intervenants. Vous aurez plaisir à suivre l’évolution de leurs relations, à connaître vous-même presque intimement ces personnages. Qui adoptera le petit Conan ? Ajoutez à cela quelques clins d’œil sympathiques que les amateurs de culture nippone sauront dénicher, et vous obtenez là une pure merveille. Passionnant, ingénieux, profond, intelligent et drôle sont autant d’adjectifs qui permettent d’affirmer une fois pour toute la grandeur de cette série. A vous de découvrir cet univers !